Trier

Comment trier avec son enfant ?

Les jouets s’accumulent, les armoires et les tiroirs débordent de trésors et de créations en tout genre. Il va sérieusement falloir penser à trier si on veut survivre dans notre maison. Vous avez peut-être déjà essayé de trier mais votre enfant est un peu têtu et semble attaché à chaque caillou, jeux et doudous accumulés au fil des années. Voici quelques pistes pour vous aider à l’accompagner à trier et se séparer d’une partie de ses trésors.

L’enfant imite, montrez l’exemple

Les enfants observent les adultes, ils apprennent et ensuite ils imitent. Tout ce que vous faites (de bien et de moins bien), il aura tendance à le répéter. Donc si vous voulez que votre enfant trie, triez vous-même vos objets. Faites-le quand il est dans les parages. Même si l’enfant est occupé avec ses jouets, il va observer ce qui se passe autour de lui.

Combien de fois n’a-t-on pas été étonné d’entendre son enfant répéter ou poser une question sur ce qu’on vient de discuter avec un autre adulte alors qu’il semblait très concentré sur son jeu ? Amenez-le à la déchetterie et à l’association où vous donnez les objets.

Trier
Montrer l'exemple, trier devant et avec son enfant

Quand faut-il trier ?

Souvent on est amené à trier quand on n’en peut vraiment plus et que la maison déborde, quand on a besoin de récupérer un espace car la famille va s’agrandir ou qu’on a besoin de créer un espace de travail, ou encore quand on déménage. Mais ce sont souvent des moments d’urgence et il n’est pas aisé de trier de manière sereine.

Ne vaut-il pas mieux prévenir plutôt que guérir et trier de manière régulière afin de ne pas arriver au point de saturation ? Faites-en une bonne habitude annuelleou semi-annuelle. Souvent l’approche des fêtes de fin d’année est une bonne occasion de trier. Nous avons la bonne excuse de vouloir offrir à des personnes moins favorisées. C’est un argument que les enfants aiment bien et qui les aident à se séparer de leurs jeux. Le printemps, la fin de l’année scolaire ou le début de celle-ci sont aussi de bons moments clés.

Le plus dur à la fin

Vous connaissez mieux que personne votre enfant. Commencez toujours par le plus facile. Quels sont les jeux et objets auxquels il serait le moins attaché ? Dans cette optique, on évite de trier les doudous en premier ou tous ces objets auxquels il pourrait avoir un attachement émotionnel.

En fonction de l’âge de l’enfant

Vous vous en doutez, la façon de trier va dépendre de l’âge de l’enfant. Un bambin de 2 ans n’a clairement pas les même capacités qu’un enfant de 9 ans.

Enfant de moins de 3 ans

Ça reste encore très abstrait pour lui.

On va surtout montrer l’exemple et créer une bonne habitude de tri régulier. On prépare le futur. Je peux me permettre de trier et éliminer en son absence.

Entre 3 et 7 ans

L’enfant à cet âge n’a pas encore la faculté de prendre des décisions très logiques.

On lui explique pourquoi on fait le tri, mais de manière très simple et très brève. Á vous de trouver votre raison : manque de place ? besoin d’un espace ? trop de bazar ?

On lui pose plutôt des questions avec un choix fermé et petit. Présentez 2 doudous et demandez-lui « quel doudou vas-tu garder ? ». Ne pas proposer trop de choix.

On évite les questions ouvertes qui sont encore trop difficiles à gérer pour un enfant de cet âge. Par exemple, quel jouet veux-tu donner ? Devant la pile de 50 jeux, impossible pour un enfant de choisir.

On fait des sessions de tri très courtes, inutile d’espérer trier toute la chambre en une matinée. On aura un objectif très bas : prendre 3 à 6 décisions en une session de tri me semble déjà pas mal pour éviter la frustration des 2 côtés.

Trier avec son enfant

Entre 7 et 12 ans

L’enfant commence à avoir une certaine logique, on peut présenter les arguments et expliquer encore plus pourquoi on trie.

On garde les questions fermées autant que possible. C’est tout simplement plus facile pour lui (et pour nous aussi quand on trie nos propres affaires d’ailleurs).

On teste ce que l’enfant est capable de trier et les décisions qu’il est capable de prendre. On y va petit à petit.

Quand on sent que l’enfant est prêt, on peut lui donner une pile d’objets et lui demander de trier seul, en préparant avec lui au préalable les cartons « à donner » et « à garder ». On se limite à 2 destinations pour ne pas l’embrouiller. Quand vous voyez que l’enfant est capable de plus, vous pouvez intégrer les destinations « à jeter » et « à vendre ».

Donner des règles

De manière générale il est important de donner un cadre et quelques règles, c’est parfois plus facile. Voici quelques exemples pour vous inspirer :

Quantité : pas plus de 10 figurines, si on en a plus, c’est qu’il y en a trop.

Espace : tout le matériel de bricolage doit rentrer dans cette boîte, ce qui ne rentre pas il faut le donner.

1 dedans = 1 dehors : si un nouveau jouet entre dans la maison, on devra en donner un autre.

Les jouets des enfants, moins il y en a, mois il y a de désordre.

Prévenir plutôt que guérir

Trier peut s’avérer difficile aussi bien pour nous que pour l’enfant. Pour éviter ce travail parfois lourd émotionnellement, ne vaut-il pas mieux éviter que les objets rentrent chez vous en premier lieu ? Il est souvent plus facile de dire non à un objet avant de le posséder que de s’en débarrasser plus tard quand l’attachement s’est fait.


Déménager pour moins de désordre ?

Est-ce que vous aussi vous vous dites parfois que vous seriez tellement mieux dans un appartement ou une maison plus grande ? Qu’il n’y aurait plus de soucis de désordre car vous auriez plus de rangements ? Déménager serait-il la bonne solution pour dire au revoir à ce bazar qui traîne et nous étouffe ? Ça paraît logique et pourtant…

Déménager, une solution temporaire

N’avez-vous jamais acheté un nouveau meuble (en principe vide), au début ça fait du bien, je peux y ranger facilement les objets qui traînent. Le désordre semble être parti pour de bon. Mais quelques jours, voire quelques heures plus tard, le bazar est de nouveau là, la frustration est à son comble.

C’est la même chose avec son logement.
Si je déménage vers un logement plus grand, les premières semaines seront très agréables, car oui nous aurons beaucoup plus d’espace. Le désordre sera moins visible car on pourra mieux le cacher… Cette petite chambre d’amis supplémentaire pourra servir de débarras. Ça nous simplifie la vie, vous voyez ce que je veux dire ? Mais petit à petit les objets envahiront à nouveau tous les recoins de notre espace de vie. Le sentiment d’étouffement surgira encore une fois et on se dira que peut-être il faudrait déménager… Un cercle vicieux sans fin.

Déménager pour moins de désordre, une fausse bonne idée ?

L’humain a peur du vide

Je visite de nombreux logements chaque mois, de toutes les configurations possibles. Je vois rarement des rangements vides. Tout est presque toujours rempli. Même dans les logements très bien rangés, les armoires sont remplies à ras bord. Ce qui inévitablement va créer du désordre flagrant.

Après 6 ans d’expériences professionnelles dans ce domaine, j’ai la certitude que la plupart d’entre nous ont peur du vide. Nous sommes programmés pour accumuler. Avoir de quoi nous nourrir, nous chauffer, nous protéger était avant une question de survie… avant quand le froid, la faim et les prédateurs étaient nos plus grands dangers. Je vous rassure, aujourd’hui tout ça est fini. Dans notre société nous possédons beaucoup plus que ce que nous avons besoin. Nous n’avons plus besoin d’accumuler tout ce qui est possible d’accumuler. Au contraire, ces objets accumulés ont un impact négatif sur notre bien-être.

Mais j’étouffe avec tout ce désordre, j’ai besoin de plus d’espace

La solution n’est pas de déménager mais de désencombrer. Quand je trie et que j’élimine le superflu, je gagne de l’espace, parfois même je supprime un meuble (oui c’est possible). Lors de nombreux accompagnements de désencombrement que j’ai fait avec des clientes, nous avons souvent supprimé un meuble de rangement.

Après avoir trié les objets, je repense aux rangements, aux fonctions de ceux-ci et des différentes pièces de ma maison. Il arrive même, après ce travail de tri et de réaménagement, qu’on ait l’impression d’avoir fait des travaux de rénovation. Bref, je déménage sans déménager. Et surtout je me sens tellement mieux chez moi.

Déménager dans un plus petit espace pour moins de désordre

Ça peut paraître fou, mais je vous encouragerais même à déménager vers un espace plus petit. Moins nous avons de place pour stocker des objets, moins il y aura de désordre.

Nous avons vécu à 2 dans un 100 m2 pour ensuite déménager dans un 28 m2 à 2. J’ai désencombré et je vous avoue que je m’y suis sentie très bien. C’est vrai que dans un plus petit espace cela demande plus de rigueur car le moindre objet qui traîne crée de suite du bazar. Dans un 100 m2 si je laisse traîner mon sac sur le grand fauteuil ce n’est pas très grave. Mais vivre dans un petit espace nous pousse à ancrer de bonnes habitudes de rangements.

Nous avons ensuite déménagé dans un appartement plus grand, car avec un bébé qui allait nous rejoindre on souhaitait un peu plus d’espace. Aujourd’hui, on se sent bien à 4 dans 60m2, avec une certaine rigueur sur les objets qui entrent et des rituels de rangements ancrés pour nous et pour les enfants, c’est une question de survie…

Vivre dans un petit logement, plus de sérénité ?

Quelle est ma motivation pour déménager ?

Avant de vous décider à déménager, posez-vous la question et répondez honnêtement : pourquoi souhaitez-vous déménager ? Si c’est pour éliminer le désordre c’est une mauvaise bonne raison. Á moins de pouvoir garder un vrai contrôle sur les objets qui rentrent chez vous.

Peu importe la solution que vous allez choisir, déménager ou pas, vous tourner vers un espace plus grand ou plus petit, acheter de nouveaux rangement ou en supprimer. Dans tous les cas, la solution à 90% des problèmes de désordre c’est de désencombrer. Le désordre ne se range pas, il s’élimine.

Déménager, oui avec plaisir

On a bien sûr parfois une grande envie de déménager pour diverses raisons, changement professionnel, changement d’école, vouloir changer de ville ou de cadre de vie. Déménager n’est pas une mauvaise chose en soi, mais la raison ne peut être pour éliminer le désordre.

Trier les objets pour un déménagement réussi

Je déménage bientôt

Si vous avez le projet de déménager, je vous conseille vivement de préparer de grandes sessions de désencombrement avant de commencer les cartons. Car désencombrer peut prendre beaucoup de temps et d’énergie, et 2 semaines avant le déménagement c’est beaucoup trop tard.

Il est important de bien trier ses affaires avant le déménagement, après on sera trop occupé à vider les boîtes. D’ailleurs, qui a encore des boîtes non ouvertes de son dernier déménagement ?…


Combien de jouets pour mon enfant ?

4 questions à se poser pour bien trier les jouets

Quand bébé arrive on est submergé par les vêtements et le matériel de puériculture. Et petit à petit ce matériel est remplacé par une catégorie d’objets qui ressemble à un lion en furie indomptable : les jouets. Ils arrivent on ne sait d’où ni grâce à qui. C’est ce que je vois chez mes clients avec des enfants. Les jouets, c’est la bête noire.

Chez nous aussi, dans un appartement de 60m2 à 4, les jouets c’est ce qui crée le plus de désordre. Combien de fois m’arrive-t-il de rentrer et de retrouver la boîte de Kapla vidée sur le sol du salon, les doudous qui font la fête à côté du lit, trois boîtes de puzzle étalées sur la table du salon et des Schtroumpfs, des Playmobils et un zoo qui ont décidé de faire une petite visite touristique de l’appartement. On se croirait dans Toy Story 4.

Vous connaissez ce genre de situation ?

Combien de jouets pour mon enfant ?

Alors là, ça suffit, vous êtes décidé à trier et à ne garder que l’essentiel. Vous avez rassemblé tous les jouets dans le salon, vous avez failli avoir une crise cardiaque car vous saviez qu’il y en avait beaucoup, mais à ce point…

Vous avez pu trier une grande partie, les cubes à empiler pour ma grande de 9 ans, c’est dépassé, on peut donner. Le puzzle 22 pièces aussi… Mais là vous avez encore une pile qui semble énorme et vous vous dites que vous pourriez en avoir moins. Mais lesquels garder ? Lesquels supprimer ? Quel est le nombre idéal de jouets pour nos enfants ?

Voici les 4 questions à se poser pour trier plus rapidement et efficacement :

1. Quels sont les 10 jeux avec lesquels il joue le plus souvent ?

C’est vous qui connaissez le mieux votre enfant. Après l’avoir bien observé, identifiez les jeux avec lesquels il joue le plus. Mettez-les de côté, ceux-là vous allez les garder, c’est certain.

Déterminer les jouets avec lesquels il joue le plus souvent

2. Quelles catégories de jeux ?

Faites une liste des différentes catégories de jeux que vous possédez. Attention de ne pas définir trop de catégories. Si possible 5 maximum. Quand on commence à faire trop de catégories et de sous-catégories (à éviter absolument), on complexifie les rangements et on ne s’y retrouve plus.

Cette liste pourra vous servir comme base de rangement plus tard.

Voici une liste des catégories de jeux les plus courants. Attention, il n’y a pas de catégorie « divers ». A éviter car ça devient vite la catégorie « fourre-tout ».

  1. Jeux de société, éducatifs et puzzles
  2. Peluches et doudous
  3. Jeux de construction, circuits et figurines
  4. Jeux d’imitation (dînette, cuisine, …)
  5. Déguisement
  6. Jeux d’extérieur
  7. Loisirs créatifs, dessins

Combien de jouets par catégorie ?

Après avoir déterminé vos catégories, rassemblez les jeux par catégorie et vous verrez déjà celle qui est en trop grande quantité. Réduisez au maximum. Á quoi bon avoir 25 figurines d’animaux ? Á quoi bon avoir 12 doudous ? Chaque enfant est différent et chacun aura une préférence pour une certaine catégorie de jeux.

3. Quelle est la place que vous pouvez allouer aux jouets ?

Une fois que cet espace déborde, c’est qu’il faut éliminer. C’est une question très efficace sauf si vous vivez dans un château.

Vous pouvez aussi vous demander quelle est la place que vous acceptez d’allouer aux

jouets. Ce n’est pas parce que vous avez une salle de jeux de 30 m2 qu’il faut absolument la remplir… Au contraire, pourquoi ne pas utiliser cet espace ou une partie de cet espace pour une autre fonction ?

Personnellement je ne suis pas une adepte des salles de jeux, quand l’enfant est petit il préfère de toute manière jouer près de nous et nous préférons avoir un oeil sur lui. Plus grand, il préfèrera jouer dans sa chambre et à partir d’un certain âge (10-12 ans) une grande partie des jouets va disparaître de sa vie

La quantité de jouets va dépendre de la place que j'ai

4. Quel âge a mon enfant ?

Ça peut paraître bête mais souvent on l’oublie, les jouets qui ne sont plus adaptés à l’âge de votre enfant, on peut s’en passer. Avec cette question, on va vite en éliminer une grande partie. Attention tout de même à ceux auxquels votre enfant est attaché.

Faut-il trier avec son enfant ?

La question que je sens arriver : mais ne faudrait-il pas trier avec l’enfant ? Oui bien sûr. Dans un monde idéal, on trie tout avec l’enfant, on n’élimine jamais sans son accord. Et vous pouvez utiliser les questions ci-dessus avec lui. Dans la réalité, on se rend compte que trier avec un enfant peut parfois prendre beaucoup plus de temps et on ne s’en sort pas car il faut faire vite et bien.

Plus petit est l’enfant, plus cela va être difficile pour lui de prendre une décision logique. Avant 7 ans, âge de raison, beaucoup d’enfants auront du mal à décider. Il faut dont vraiment l’aider. Prendre des décisions pour un enfant peut être source de stress. C’est donc parfois inutile et contreproductif de vouloir tout trier avec lui.

Vous voulez savoir comment trier avec son enfant ? Je vais publier d’ici quelques semaines un article à ce sujet.

Un enfant n’a pas besoin de jeux pour grandir, le monde qui l’entoure lui suffit

Suite à mon expérience personnelle et professionnelle et surtout à mes nombreuses lectures autour de la parentalité, je reste persuadée qu’un enfant n’a pas besoin de jouets pour bien se développer. Un enfant apprend avant tout en étant avec d’autres enfants et des adultes. En nous observant et en nous imitant.

Si on étudie la pédagogie Montessori, on remarquera que les jeux ou les activités sont présentées en très petites quantités. Trop de jeux à disposition ne fera que déconcentrer l’enfant.

Bien sûr, c’est agréable d’avoir un jeu de société à partager avec son enfant. De réaliser un bricolage, de faire un puzzle et d’avoir quelques doudous. Certains jeux sont éducatifs mais pas indispensables. C’est sympa et nous pouvons toujours en avoir. Mais la règle est : moins c’est mieux.

Le monde qui les entoure leur suffit

Moins de jouets, moins de désordre

En résumé, il n’y a pas de chiffre exact pour savoir combien de jeux vous devez ou pas garder. Cela dépend de votre lieu de vie, de vos préférences, de l’âge de votre enfant. Ce qui est certain c’est que moins vous aurez de jouets à la maison, moins vous aurez de bazar. C’est mathématique.

Prévenir plutôt que guérir

Trier c’est bien, ne pas devoir trier c’est encore mieux. Il vaut mieux prévenir que guérir. Il est en général plus facile de refuser un jouet que de le trier plus tard, une fois qu’on y est attaché. En résumé, achetons moins, privilégions les cadeaux non matériels et soyons plus heureux.


Comment désencombrer et se détacher des objets plus facilement ?

Une astuce à tester immédiatement

Nous avons beaucoup de freins quand il s’agit de trier et de désencombrer : le manque de temps, le manque de méthode, ne pas savoir par où commencer. Mais le plus important pour beaucoup d’entre nous, c’est d’avoir un attachement aux objets et de ne pouvoir s’en séparer. Un attachement sentimental, mais aussi économique, le fait de l’avoir payé cher. Un frein écologique, on crée déjà tellement de déchets. Bref, nous avons une multitude de raisons pour garder ces objets inutiles.

Même si on sait que désencombrer va nous apporter énormément de bienfaits. Si vous avez déjà fait du travail de tri, vous le savez très bien Désencombrer c’est un investissement pour notre bien-être, notre portefeuille, etc.

Oui mais les belles chaussures que j’ai payées très chères mais qui me font tellement mal aux pieds que je ne les ai mises qu’une fois, ça fait tout aussi mal de les donner ! La collection de poupées de ma grand-mère, difficile de m’en séparer, elle les aimait tant (mais moi pas du tout !).

Le tout premier pyjama riquiqui que j’ai mis à ma fille à la sortie de la maternité… bon on est d’accord, il y a des objets dont il est IMPOSSIBLE de se séparer. D’ailleurs les objets sentimentaux, c’est ce qu’on trie en dernier, car c’est le plus difficile.

Mais avec tous ces objets pour lesquels on doute, que faire ?

Une astuce toute simple pour se détacher des objets plus facilement

Voici un petit conseil très simple que vous pourrez appliquer pour vous faciliter le tri. Créer de la distance entre vous et l’objet. Loin des yeux = loin du coeur. Pour les objets que vous hésitez, mettez dans une boîte fermée, indiquer bien dessus ce qu’il y a dedans et mettez-vous une échéance. Entre 1 mois et 6 mois grand maximum. Une fois l’échéance atteinte, posez vous à nouveau la question, vais-je garder cet objet ou pas ?

La zone tampon pour se détacher des objets

Au final, je sais vivre sans cet objet

Avec le temps, moins on voit l’objet, plus on s’en détache. Et quand on le revoit 3 mois plus tard, on se rend compte qu’au final on sait très bien vivre sans. C’est souvent plus facile alors de s’en séparer.

Dans la plupart des cas on va vouloir s’en débarrasser. Car quand on a déjà hésité au début c’est que clairement on n’en a pas vraiment besoin ou qu’on ne l’aime pas vraiment. Je parle ici d’expériences personnelles et de toutes ces personnes que j’ai accompagnées au fil des années.

Où stocker ces objets à trier?

Pas trop loin de votre lieu de vie pour ne pas les oublier indéfiniment. Si vous rangez cette boîte au fin de fond de votre cave froide et humide, outre le fait que les objets vont peut-être s’âbimer avec des conditions climatiques pas favorables, vous risquez de ne jamais vouloir aller les rechercher. Ce n ‘est pas l’objectif.

Si ce sont des vêtements le mieux est de les stocker dans la garde-robe même. Oui oui, il faut que ces objets vous embêtent encore un peu par leur encombrement pour vouloir vraiment vous en séparer. Vous pouvez aussi créer une zone de stockage temporaire, vous avez bien lu, TEMPORAIRE. Où vous pouvez y ranger les objets pendants quelques semaines le temps de vous en détacher.

Planifier directement le moment du tri

Très très important, au moment où vous stockez ces objets, vous devez absolument vous mettre un (ou même plusieurs) rappel. Dans votre agenda, dans votre téléphone, sur la porte de la toilette et celle du frigo. Planifiez ce moment dans votre agenda pour qu’il reste libre, planifiez assez de temps pour pouvoir faire tout ce travail en une fois.

Mettre un rappel pour trier définitivement ces objets

Si et seulement si

J’ai un peu hésité à écrire cet article et à vous donner ce conseil. Car avec cette solution le (très) grand risque c’est de stocker la plupart des objets dans de belles boîtes dans sa cave.

Comme vous vous en doutez très bien, ce n’est absolument pas l’objectif. Devoir trier à nouveau les objets 6 mois plus tard, c’est du temps et de l’énergie perdue, ce dont on ne veut absolument pas. Il faut donc appliquez cette astuce uniquement pour les objets pour lesquels vous avez VRAIMENT du mal.

Règle à respecter absolument

Donc s’il vous plaît, appliquez ce conseil en restant honnête avec vous-même, ne stockez de cette manière que quels objet sur lesquels vous hésitez. Et respectez les règles suivantes

  • Ne stockez que maximum 10 % des objets que vous triez.
  • Écrivez clairement sur chaque boîte ce qu’il y a dedans « objets en attente ».
  • Écrivez la date et l’échéance.
  • Et mettez un rappel dans votre agenda pour aller repêcher cette boîte et triez les objets une bonne fois pour toute.

Une astuce qui pourra aider bon nombre d’entre nous à se séparer plus facilement de nombreux objets, moi la première, car cette astuce je l’applique aussi chez moi. Notamment avec les vêtements. Et je dois vous dire que pour 99 % des objets, ils partent définitivement après 3 mois.

Il peut être très difficile de se séparer d’un objet, même d’un bête objet sans valeur. Et il est souvent bien plus facile de le refuser dès le départ. Alors pour éviter de devoir trier encore plus à l’avenir, la clé reste de faire rentrer moins d’objets dans sa maison.

Á vous de jouer, je suis curieuse de recevoir vos retours d’ici quelques semaines.


Que faire des dessins d'enfants ?

Un enfant de 4 ans a une dose de créativité à son comble. Ils sont capables de réaliser 1 dessin par minute, si si, chronométrez vos enfants et vous verrez. Résultat : un déluge de feuilles, de petits bouts de feuilles, de minuscules bouts de feuilles en tout genre, de toutes les couleurs et de toutes les formes, notre salon fini par ressembler au carnaval de Venise. Ça doit être sympa le carnaval de Venise, mais pas dans mon salon. Quand on y ajoute les bricolages ramenés de l’école et des stages, des souvenirs ramenés de vacances… bref ça déborde. Pour nous c’est un bazar qui nous encombre, pour eux ce sont des trésors… Et encore, pour d’autres c’est tout le contraire. Certains enfants n’ont aucun attachement à ce genre d’objets, tandis que leurs parents seront incapables de jeter le moindre dessin… Dans quel camp vous situez-vous ?

Dans tous les cas, impossible de tout garder à moins de déménager dans un château. Alors comment gérer pour que tout le monde y trouve son compte ? Et éviter le moment de basculement ou vous n’en pouvez tellement plus de cet amoncellement de choses difformes, que vous jetez tout au feu..

1. Mettre en valeur

Sélectionner les plus belles « œuvres » et les mettre en valeur. Par exemple,

  • Sur un tableau en liège ou bien directement accrochés sur le mur ou encore accroché à une ficelle.
  • Faire un album avec les plus belles œuvres dans une farde A3.

Mettre en valeur les dessins d'enfants

2. Éduquer son enfant à trier régulièrement

On l’oublie souvent, mais trier ses affaires, garder l’essentiel, ça s’apprend. Plus tôt on prend cette bonne habitude, plus facile ça devrait être plus tard. N’hésitez donc pas à trier régulièrement les affaires de vos enfants AVEC eux. Oui je sais, Petite Chérie va mettre 15 minutes pour décider si elle souhaite garder ce dessin. Oui ça prend du temps et une énergie de fou, mais voyez-le comme un investissement. Plus tard, ils auront l’habitude de trier et ça sera plus facile. Voici quelques astuces pour vous aider dans cette étape :

  • Expliquer à l’enfant pourquoi vous faites ça : la maison n’est pas extensible, on ne peut pas tout garder.
  • Lui donner des choix : lequel de ces 2 dessins veux-tu garder et lequel veux-tu jeter ? Dans cette question il y a déjà une affirmation qu’un des 2 dessins va aller à la poubelle…
  • Le rassurer : on peut garder certains dessins, ceux que tu préfères, mais pas tous.

3. Boîte à souvenirs

Chaque enfant, et ça veut aussi pour les adultes, devrait avoir une boîte à souvenirs. On y rangera les dessins préférés, ceux qui ont vraiment une signification pour nous.

Quand vous triez les dessins et bricolages, faites donc bien la différence entre ceux que vous voulez garder pour vous, car ils feront partie de VOS souvenirs. Et les objets que votre enfant veut garder car ça deviendra un souvenir pour LUI.

Trier et garder les plus beaux dessins dans une boîte à souvenirs

4. Faire des photos

On peut prendre des photos, surtout des bricolages encombrants, ainsi on a une trace. Mais attention de ne pas encombrer le numérique avec trop d’images.

5. Trier et dégrossir sans les enfants

En théorie, on ne trie pas et on ne jette surtout pas les affaires des autres sans leur consentement. En pratique, quand on a 350.000 dessins à trier, parfois je vous l’avoue que je fais l’impasse sur cette belle valeur. Car le problème, c’est que les enfants de moins de 7 ans (âge tout-à-fait approximatif bien sûr) n’ont pas vraiment de capacité de raisonnement et pour certains, il est impossible de dire au revoir à leurs chères créations. Personnellement, oui je jette de minuscules morceaux de papiers ou même certains dessins, sinon on ne s’en sort plus. Je fais attention à ce qu’elle ne s’en aperçoive pas… oui c’est mal, je sais 😉 On fait comme on peut.

Ranger les plus beaux dessins dans un classeur

Mais j’adopte le 2ème conseil en triant de temps en temps avec ma fille, qui a maintenant 4 ans, afin de l’habituer à trier ses affaires.

Au final, à vous de prendre les conseils qui vous semblent cohérents par rapport à vos enfants : c’est vous qui les connaissez le mieux.


Faut-il ranger et séparer les vêtements d'hiver et d'été ?

Le soleil commence à pointer le bout de son nez. On attend qu’une chose, sortir les tongs et les débardeurs. Mais que faire de mes vêtements d’hiver que je ne vais plus voir pendant les 6 prochains mois (en tout cas je l’espère!!) ? Dois-je les stocker pour me faire plus de place dans ma garde-robe ? C’est une question qu’on m’a souvent posée lors de mes ateliers et que vous vous posez sûrement avec l’arrivée du printemps.

Ranger tous ses vêtements au même endroit

Ma réponse est simple : non. Loin des yeux = loin du coeur. Si on ne voit plus ses vêtements printemps/été pendant les 6 mois d’automne/hiver, quand arrive le printemps, le soleil est de sortie et nous aussi. On flâne dans les magasins et la jolie petite robe ou les belles ballerines nous font de l’oeil. Comme je n’ai plus vu mes vêtements d’été depuis 6 mois, j’aurai l’impression de ne pas en avoir dans ma garde-robe. Après 6 mois, j’ai complètement oublié l’existence de mon super bikini acheté l’été passé ou de ma jolie robe verte achetée il y a 2 ans. Alors que si j’ai tous mes vêtements sous les yeux à longueur d’année, je sais exactement ce que je possède.

Séparer les vêtements d'été des vêtements d'hiver, une bonne idée ?

Je n’ai pas de place pour ranger tous mes vêtements dans ma garde-robe

Évidemment, pour garder tous ses vêtements dans sa garde-robe il faut soit avoir une garde-robe assez grande, ce que je déconseille, soit désencombrer ses vêtements. Ce que je vous conseille vivement. Nous utilisons en moyenne 20% de nos objets 80% du temps, ce qui est encore plus vrai pour nos vêtements. Á quoi bon garder des vêtements trop grands, trop petits, usés, tachés ou dans lesquels on ne se sent pas bien ? Dans une étude de Movinga, la majorité des personnes questionnées pensaient ne pas avoir portés 26% de leur garde-robe au court de l’année écoulée. En réalité ce chiffre était de 88%. Nous avons donc une vue très tronquée de ce que nous portons réellement. Il est important de faire un tri au moins 2 fois par an pour éliminer le superflu. Mais aussi prendre conscience de ce que nous préférons porter, ce que nous aimons et n’aimons pas, pour acheter moins mais mieux par la suite.

J’ai divisé la taille de ma garde-robe par 4

Les vêtements, c’est la première catégorie d’objets que j’ai commencé à trier quand j’ai découvert le home organising en 2015. J’ai divisé la taille de ma garde-robe par 4 ! Aujourd’hui, tous mes vêtements, manteaux inclus, rentrent dans une demi garde-robe (qui ne fait que 1 m de large), 2 grands tiroirs et une penderie. Je suis persuadée de pouvoir encore réduire davantage. Évidemment je peux me permettre une garde-robe simplifiée car je n’ai pas besoin de vêtements de travail spécifiques, je travaille beaucoup à la maison. J’ai simplifié ma façon de m’habiller aussi par fainéantise car j’ai horreur de passer 1 heure à choisir mes vêtements le matin.

Simplifier sa garde-robe

C’est trop difficile d’éliminer des vêtements, vous hésitez ?

Il y a certains vêtements pour lesquels vous hésitez ? Cela fait des mois voire des années que vous ne les avez plus mis ? Mais vous n’arrivez pas à vous en détacher ? Je suis certaine que vous pouvez les éliminer et qu’une fois la porte fermée vous ne vous en rappellerez plus et n’aurez aucun regret. Mais je sais, plus facile à dire qu’à faire. Donc en attendant, vous pouvez mettre de la distance entre ces vêtements qui vous causent « des soucis » et vous-même. Stockez-les dans une boîte ou un sac bien fermé et notez la date d’aujourd’hui et leur destination finale. Notez aussi dans votre agenda cette échéance, si dans 6 mois vous n’avez rien été rechercher, vous pouvez les éliminer et ce sera plus facile. Il est fort à parier qu’en les revoyant quelques mois plus tard vous serez même surprise de vous dire que vous aviez hésité à leur sujet.

C’est un conseil qui ne fonctionnera que si vous le respectez à 100%. Si vous stockez tous ces vêtements dans un garage ou un grenier, cela ne changera rien à votre problème, il est vraiment primordial de se séparer de ces objets à un moment. Désencombrer est un travail de développement personnel, il faut pouvoir faire « le grand saut ».

Agrandir ma garde-robe pour mieux la ranger ?

Autre remarque qui m’amène à refuser de stocker mes vêtements d’hiver ailleurs. Quand on fait de la place dans sa garde-robe, on a tendance à vouloir combler cet espace. C’est humain, on a horreur du vide. L’encombrement est proportionnel à l’espace dont on dispose. Donc quand on crée de l’espace, cela nous amène à acheter davantage. C’est vrai que c’est agréable d’avoir de l’espace, du vide, mais si et seulement si, on est capable de garder ces espaces vides.

Après avoir bien désencombré votre garde-robe, ne garder que l’essentiel deviendra un réflexe. Un petit tri deux fois par an des vêtements sera toujours bien utile mais tellement plus facile quand on a simplifié sa garde-robe.


5 astuces pour augmenter son pouvoir d'achat en quelques secondes

Tout en simplifiant son quotidien

Augmenter son pouvoir d’achat en quelques secondes, c’est en théorie très simple : il suffit de diminuer ses besoins. Si j’ai moins de frais fixes chaque mois et que j’achète moins, il me restera plus d’argent en fin de mois et j’aurai une plus grande liberté sur mes finances.

État des lieux de ses dépenses

Premièrement, il est intéressant de faire un état des lieux de ses dépenses. Avec les paiements par carte, ou pire en ligne, payer devient quelque chose d’abstrait. Nous n’avons plus conscience de nos dépenses réelles. Mettre sur papier chaque dépense sur un mois, cela permet déjà de prendre conscience de ses achats. Y en a-t-il qui, déjà à première vue, n’ont pas de sens, que je pourrais éliminer ? Y en a-t-il que je pourrais remplacer ?

5 pistes pour augmenter son pouvoir d’achat

Voici 5 dépenses que j’ai diminuées voire éliminées et qui m’ont permis petit à petit d’augmenter mes finances.

1. Habiter dans un logement plus petit et qui convient à ses besoins

Le logement constitue la part la plus importante (environ 30%*) de notre budget total. Diminuer ce poste c’est donc diminuer fortement notre dépense mensuelle. Selon une étude de Movinga*, 22% des objets transportés lors d’un déménagement ne seront jamais utilisés. Si on y ajoute les objets que nous utilisons très peu souvent et dont on pourrait se passer, ceux qu’on pourrait louer ou emprunter, au final c’est une quantité énorme d’objets que nous stockons sans vraie nécessité. Le m2 coûte cher, avoir moins d’espace de stockage c’est faire des économies.

Un beau désencombrement et une prise de conscience sur les objets que nous gardons ou pas, nous permet de vivre aujourd’hui dans un appartement de 60m2 à 4 en centre-ville, très proche de l’école. Une vraie qualité de vie au quotidien. Nos enfants sont encore petits et on ne restera sans doute pas toute notre vie dans un si petit logement mais pour le moment cela nous convient bien et nous permet de faire de belles économies. L’important est surtout d’adapter son logement à ses besoins. Pourquoi rester toute sa vie dans une grande maison qui coûte et consomme énormément et prend du temps à entretenir ? De plus, le logement est le secteur qui émet le plus de CO2 dans le monde (près de 30% pour le chauffage et l’électricité, sans compter les ressources pour construire et entretenir le bâtiment).*

Désencombrer pour déménager vers un logement plus petit

2. Diminuer sa consommation de viande

La viande est la denrée alimentaire qui coûte le plus cher dans notre assiette, environ 14 à 30€/kg, en fonction du type de viande et de sa qualité. Si je remplace un repas de viande par des légumineuses, qui coûte environ 5 à 10€/kg pour les bio, j’économise jusqu’à 3,6€ par repas (et je penses être plutôt optimiste pour le coût de la viande).

Voici sur quoi je me base pour ces calculs :

150 g de viande bio = 2,1€ à 3,6€/personne (14 à 25€/kg)

75g de légumineuses sèches bio =0,37€ à 0,75€ (5 à 10€/kg)

100g de tofu bio = 0,55€ à 1€/personne (5,5€ à 10€/kg)

Personnellement j’essaie de me passer de viande. J’en cuisine 1 à 2 fois par an, mais j’en mange plus régulièrement, car je ne suis pas la seule à cuisiner à la maison. A la base, je ne suis pas une fan de viande, mais j’en ai mangé beaucoup en étant petite et je raffole toujours de certains plats à base de viande. Le spaghetti bolognaise reste mon plat préféré. Il est très difficile de changer sa façon de manger. C’est quelque chose de culturel, ce sont des habitudes très ancrées mais qu’on peut changer petit à petit.

Il y a 7 ans, je n’avais jamais cuisiné de légumineuses et n’avais aucun idée de comment les préparer. Depuis j’ai appris à préparer les lentilles, les haricots rouges, les haricots blancs, les pois cassés, etc. J’ai eu quelques ratés, par exemple avoir fait tremper les légumineuses un peu trop longtemps. Depuis c’est rentré de mes habitudes, j’en fait quasiment toutes les semaines. J’ai testé des recettes simples, chili sin carne, burger veggie, couscous végétarien, etc. Aujourd’hui nous mangeons des légumineuses 2 à 3 fois par semaine. Et la viande maximum 1 fois par semaine. Nous mangeons régulièrement du poisson et des œufs, nous avons ainsi une grande diversité de protéines, ce qui est bien meilleur pour la santé. J’aimerais diminuer encore plus notre consommation de produits animaux (fromage, laitage, etc), mais je dois encore trouver des alternatives. Par exemple je ne cuisine pas encore le tofu, j’aimerais apprendre, c’est ma prochaine étape.

Diminuer sa consommation de viande c'est faire des économies

3. Trouver des alternatives à la voiture

Avoir sa propre voiture ce sont des coûts fixes élevés. Et même si on décide de moins l’utiliser à certains moments, par exemple quand on télétravaille, on doit tout de même payer les frais tels que l’assurance et la taxe. Aller vers les voitures partagées, c’est diminuer considérablement ce poste et surtout adapter cette dépense en fonction de ses réels besoins. Il y a quelques années, j’ai eu une voiture personnelle. Après l’avoir récupérée à 2 reprises à la fourrière car je n’avais pas vu l’interdiction de stationner, ne l’utilisant presque jamais, j’ai décidé de la revendre, un désencombrement qui m’a fait économiser énormément d’argent. Aujourd’hui nous utilisons un système de voiture partagée, l’abonnement mensuel se limite à 8€ et nous payons uniquement quand nous utilisons une voiture. Nous avons toujours une voiture à disposition, nous changeons de taille en fonction de nos besoins (mini, minivan, berline, camionnette…) et nous avons tout le temps notre place de parking:-)

4. Éviter les objets/vêtements inutiles

Évidemment acheter moins d’objets et moins de vêtements ce sont des économies financières. Commencer par un bon désencombrement permet de retrouver des objets oubliés. De mettre en lumière d’autres qu’on utilisera plus souvent et de ne plus acheter en double, en triple, voire plus. Car moins on a d’objets, mieux on voit ce qu’on possède et du coup on achète moins. Si ne me croyez pas, testez !

Les personnes interrogées par l’étude de Movinga* pensaient ne pas avoir porté 26% des vêtements de leur garde-robe lors des 12 derniers mois, alors que c’étant en réalité 88%. Oui ça serait en moyenne 88% des vêtements de notre garde-robe que nous ne portons pas. Et vous, quels sont les objets achetés au court des 12 derniers mois que finalement vous n’utilisez pas vraiment, que vous auriez pu éviter, emprunter ou louer ?

Réfléchir avant d'acheter, souvent l'envie nous passe assez vite

5. Partir en vacances autrement

Nous habitons en ville et adorons nous échapper en pleine nature pour nous ressourcer plusieurs fois par an. Mais louer à chaque fois un logement est un coût considérable. Il y a 3 ans, nous nous sommes inscrits à un site d’échange de maison. Évidemment nous avons été un peu frileux au début, il faut oser laisser des inconnus loger chez nous pendant plusieurs jours. Mais au final nous sommes super contents. L’expérience est vraiment chouette, nous essayons autant que possible d’échanger avec les personnes. On laisse des petits cadeaux et des petits mots.

Nous avons déjà passé plusieurs semaines de vacances sans frais de logement dans de magnifiques endroits. Et c’est extrêmement sympa, on se sent accueilli et on a l’occasion en retour d’accueillir d’autres personnes chez nous, de belles valeurs à transmettre à nos enfants.

Autre petit plus, comme nous allons chez des personnes qui en général ont des enfants, on doit emmener très peu d’affaires dans nos valises, matériel bébé ou jouets pour enfants, tout est sur place.

Nos vacances en échange de maison

Alors oui, ces habitudes que nous avons changées nous permettent de faire de (très) grandes économies, mais à écrire ces lignes je me rends compte que ce sont aussi des habitudes qui vont au-delà de l’aspect financier. Elles sont très bénéfiques pour l’environnement et l’éducation de nos enfants.

La question finale est : que vais-je faire avec ce pouvoir d’achat supplémentaire ?

Diminuer mon temps de travail ?

Déménager dans un endroit qui me plaît plus, plus agréable ou qui me permet d’avoir moins de trajet ?

Acheter une nourriture de meilleure qualité et plus durable ?

Et vous, que feriez-vous avec ce gain soudain d’argent ?

Sources :

,https://statbel.fgov.be/fr/themes/menages/budget-des-menages

https://www.mediaterre.org/actu,20180829085828,1.html

https://www.planetoscope.com/elevage-viande/1235-consommation-mondiale-de-viande.html


5 règles d'or pour que les enfants rangent

Qui n’a jamais rêvé d’avoir son salon ou son intérieur qui ressemble à une maison et pas à une salle de jeu, sans devoir tout ranger soi-même à la fin de la journée et surtout sans devoir répéter la même chose, encore et encore… et encore… et encore ? TOUS les parents sont confrontés au même problème. Même ceux chez qui il y a une salle de jeu… et si vous traînez sur Instagram de temps en temps, et que vous voyez des maisons super rangées, svp, ne culpabilisez pas. Dites-vous bien qu’il y a de fortes chances que 10 minutes plus tard ou avant, c’était le chaos.

Cela dit, tout espoir n’est pas perdu… Car le rangement des jouets, ça s’apprend. Mais avant de vous donner quelques conseils pour que votre enfant range (sans crise), il est nécessaire de rappeler que ranger est un mot d’adulte. Pour un enfant c’est totalement abstrait. Ça lui convient très bien que ses jouets soient un peu partout, pour lui ou elle ce n’est pas du désordre, ce sont ses jouets. Même si on observe une très grande différence entre les enfants, certains ont une tendance naturelle à ordonner les objets par couleur, taille, etc. Celui-ci rangera méticuleusement ses chaussures sur l’étagère, l’une à côté de l’autre, et piquera peut-être une crise si quelqu’un ose modifier l’ordre de son rangement. Pour d’autres, ranger ses chaussures c’est les jeter dans le coin du hall, l’une sur l’autre, évidemment avec les plus belles et les plus fragiles en-dessous… Il n’y voit aucune différence. Sur la personnalité de notre enfant nous n’avons pas trop de prise, ils sont comme ils sont… Par contre, ranger ça s’apprend, il existe des astuces pour que son enfant range et garde un espace de vie où nous aussi nous pouvons nous ressourcer.

L’ordre est important pour le développement d’un enfant. Celui-ci apprend mieux quand les choses sont ordonnées, clairement visibles et quand il y a moins de distraction autour de lui. Les classes d’écoles sont d’ailleurs de plus en plus épurées, on supprime les affiches sur les murs, les objets sur les étagères car on s’est rendu compte que ça perturbait les enfants dans leurs apprentissages.

Donner les clefs pour ranger à nos enfants, c’est aussi les éduquer à vivre de manière ordonnée maintenant et chez eux plus tard.

Un salon qui ressemble à une salle de jeux? Ce n'est pas une fatalité !

Alors voici 5 règles d’or pour aider nos enfants à ranger

1. Lâcher prise

Les enfants jouent, et cela représente souvent du désordre à nos yeux. Mais c’est important qu’ils jouent, qu’ils se développent, expérimentent, laissez-les faire, ils grandissent. Et rappelez-vous, ce désordre ne durera pas toute la vie, profitez-en tant qu’il est là. On regrettera peut-être cette belle période quand la maison sera toute calme sans enfants… 🙂

2. Rituels et habitudes de rangement

Par contre, à certains moments il est important de retrouver un espace de vie agréable pour tout le monde. Les enfants sont très sensibles aux rituels et habitudes. Profitez de cet intérêt pour mettre en place un rituel quotidien où l’on range les jouets. Déterminez un moment dans la journée où l’on va ranger, ça sera généralement le soir, ainsi vous avez un espace de détente digne de ce nom pour votre soirée.

Avec ma fille, de maintenant 4 ans, la première étape du rituel du soir, avant d’aller se coucher, c’est de ranger tous les jouets. Nous avons commencé lorsqu’elle avait 1 an (oui, il n’est jamais trop tôt pour apprendre à ranger, si?). Avec le temps, c’est vraiment devenu une habitude, ancrée et positive. Faire de ce moment un moment agréable et ludique est important pour que l’enfant y adhère. Utilisez une chanson, mettez la musique, faites-en un jeu. Encore mieux, lui demander son avis pour qu’il se sente écouté : « que veux-tu ranger en premier ? ». « Tu ranges les livres ou les poupées ? ».

Il y aura peut-être d’autres moments clés où l’on va ranger et instaurer une habitude. Quand on rentre à la maison par exemple. Ma fille a commencé l’école il y a 1 an : chaque soir, en rentrant je lui ai demandé de vider son sac, de mettre boîte à tartine et gourde à la cuisine et de ranger le sac à dos dans l’armoire. Aujourd’hui, elle commence à le faire sans qu’on doive lui demander. Alors oui, on a dû le répéter déjà au moins 200 fois… mais ça paie 🙂

3. Désencombrer

C’est très simple, moins vous avez de jouets chez vous, moins vous aurez de jouets qui traînent, moins vous aurez de jouets à ranger. Désencombrer est probablement le plus difficile. Trier et se séparer des jouets que nous avons déjà n’est pas évident, mais nécessaire. Et ensuite il faudra évidemment faire très attention aux nouveaux jouets, aux cadeaux. Si vous recevez régulièrement des cadeaux non désirés, allez jeter un œil sur l’article pour savoir comment éviter ces cadeaux qui nous encombrement.

Des rangements adaptés aux enfants pour qu'ils rangent.

4. Faire tourner les jouets

Quand ma fille est née, j’avais la naïveté de penser qu’avec une dizaine de jouets on s’en sortirait. 4 ans plus tard je me rends compte que c’était utopique. Enfin, oui ça aurait été possible mais avoir plusieurs jouets, des puzzles, des poupées, des jeux de société, des jeux de construction, etc. ça fait partie des bons moments et c’est important pour son développement. Mais ce qui est certain, c’est qu’elle n’a aucun intérêt à avoir plus de 10 jouets à disposition. D’ailleurs, et vous l’avez sans doute déjà remarqué, plus un enfant a de jouets, moins il joue. Donc ce conseil vaut aussi pour vous, si vous voulez un peu plus de moments de calme.

Choisissez maximum 10 jeux, toutes catégories confondues et laissez-les à disposition des enfants. Stockez tous les autres. Environ 1 fois par semaine échangez les jeux que les enfants utilisent moins. Vous verrez, ce moment est chaque fois une fête, c’est comme si Père Noël était de passage. Et hop 15 minutes de calme pour vous, ou plus pour les chanceux 🙂 En alternant les jeux, ils joueront aussi plus souvent avec tous leurs jouets et il y aura beaucoup moins de rangement nécessaire au quotidien. Car vous le savez bien, les enfants ont une capacité extraordinaire à sortir tous leurs jouets en même temps. Quand il n’y en a que 10 à disposition, notre salon ressemblera moins à la brocante du siècle après 10 secondes…

5. Simplifier les rangements

Déplacer une boîte, monter sur l’escabeau, enlever un couvercle, trouver un crochet de libre, tous ces gestes freinent le rangement. Si vous voulez que vos enfants rangent, il faut leur faciliter le travail. Supprimer les freins : au revoir les couvercles sur les boîtes.

Il faut que les rangements soient à leur hauteur et facilement accessibles. Nous rangeons une grande partie des jouets dans le salon, dans notre table de salon. C’est un rangement idéal pour les enfants encore petits : facilement accessible et à leur hauteur.

Supprimer les freins (couvercle) pour que les enfants rangent

Avez-vous identifié des freins que vous pourriez déjà éliminer pour aider vos enfants à ranger ?

Pour terminer sur une note plus personnelle et pour ne pas vous faire croire ce qui n’est pas… Un lieu dans lequel on vit qui serait rangé 100 % du temps, ça n’existe pas…

Est-ce que ma fille range toute seule chaque fois qu’elle a joué ? Est-ce que mon habitation est toujours bien rangée ? On ne voit jamais un jouet qui traîne ? NON NON NON !!! Elle vit, elle joue, nous vivons. Mais chaque soir le salon est rangé en 5 minutes et nos soirées sont sereines.

* j’ai intentionnellement utilisé le « il » et « elle » de manière aléatoire pour ne pas alourdir le texte avec des « il/elle ».


Une solution rapide pour une maison rangée au quotidien

Combien de fois nous arrive-t-il de vouloir faire une activité mais de la laisser tomber car nous n’avons pas la place ? Il faut d’abord ranger le désordre. Ça m’est déjà arrivé par exemple de vouloir réparer une tasse cassée, j’ai besoin d’un peu de place sur la table de la cuisine mais le temps de débarrasser la table, je n’ai déjà plus l’énergie pour m’y mettre, je laisse tomber et les objets à réparer s’entassent… Parfois j’ai envie de faire des pâtisseries avec ma fille, mais quand je vois l’état de la cuisine et que je vois tout ce qu’il y a d’abord à ranger, ça ne me donne plus envie.

Et parfois j’ai tout simplement envie de lire un livre dans mon canapé le soir, sans voir tout le désordre ambiant qui ne nous permet pas de nous relaxer complètement. Quand notre maison est en ordre, elle est prête à accueillir toutes nos activités et nos envies.

Quel plaisir de cuisiner de manière fluide car le plan de travail est libéré. Quel plaisir de jouer avec ses enfants sans culpabiliser qu’il y a encore tant à faire. Quel plaisir de faire un peu de yoga avant d’aller dormir car, avouons-le, faire du yoga avec un désordre ambiant n’aura pas vraiment l’effet souhaité. Et quel plaisir d’être chez soi tout simplement.

« Les points chauds »… En prendre conscience pour éviter le désordre

Ce désordre du quotidien, qu’on appelle aussi désordre flagrant, s’accumule généralement sur les points chauds. Un point chaud est une surface plane, généralement à hauteur de main comme une table. Tant qu’il n’y a rien dessus, aucun souci. Mais dès qu’on commence à y déposer des objets, c’est comme s’il y avait un aimant sous cette surface et les objets divers et variés viennent s’y accumuler de manière exponentielle. Vous connaissez ? Un point chaud peut prendre de nombreuses formes : une table, une étagère, une chaise, un radiateur, un appui de fenêtre, la planche à repasser, la poussette, le vélo d’appartement, un portemanteau, un piano, … et chez vous quels sont les points chauds ? Prenez une feuille de papier, faites le tour de votre maison et notez-les. Combien en avez-vous ?

Supprimer les points chauds

La première solution est de les supprimer. Lesquels pourriez-vous supprimer ? La chaise dans la chambre qui est toujours encombrée de vêtements ? La petite commode dans l’entrée qui au final ne sert que de point chaud ?

La chaise est source de désordre ? Pourquoi ne pas l'éliminer ?

Décorer les points chauds

Souvent il est impossible de supprimer un point chaud : le plan de travail de la cuisine, la table du salon… Lorsqu’on ne peut supprimer un point chaud, on va le décorer. Quand c’est joli, on culpabilise un peu plus à y déposer du bazar. En théorie…

Rassembler les points chauds

Après avoir éliminé certains meubles qui créent des points chauds et décoré les espaces qu’on ne souhaite plus avoir comme point chaud mais qu’on ne peut éliminer (comme l’appui de fenêtre), on va rassembler ceux qui restent. Dans le salon plutôt que d’avoir un point chaud sur la table du salon, l’appui de fenêtre et l’étagère, on n’aura peut-être plus qu’un point chaud sur l’étagère.

Le nombre d’objets à ce stade reste le même, mais ça limite déjà le désordre visuellement. En ayant moins de points chauds, ils seront aussi beaucoup plus faciles à gérer.

Ne plus avoir de point chaud ?

Bien sur l’idéal est de ne plus avoir de point chaud. Mais, à mon sens, ne plus en avoir du tout est utopique. Je pense que dans une maison où l’on vit, et d’autant plus si l’on vit à plusieurs, il y aura toujours un moment où l’on aura des objets à déposer quelque part en vitesse. Mais on va fortement les limiter et n’en garder qu’un ou deux par étages. La règle : n’avoir qu’un point chaud maximum par pièce, jamais plus.

Le résultat : moins de désordre visuel et plus de facilité à gérer/ranger le désordre ambiant.

Diminuer les points chauds pour mieux les gérér.

Pour éliminer le désordre sur le long terme

Évidemment il faudra aussi se demander d’où vient ce bazar qui s’accumule sur les points chauds. La base reste un bon désencombrement général et mettre en place des rangements efficaces, sinon les points chauds réapparaîtront de plus belle et très vite.

Vous l’avez probablement compris, les points chauds font partie d’une réflexion sur le désencombrement en général. L’idée de départ est donc de prendre conscience de certaines mécaniques ou comportements adoptés au fur et à mesure du temps. Détricoter tout cela et petit à petit retrouver un chez soi, où il fait bon vivre et dans lequel on s’épanouit, que ce soit seul.e ou à plusieurs !


Comment faire pour que l'autre range ?

3 pistes concrètes pour qu’il/elle se mette à ranger

Je range, je range, je range… mais 5 minutes plus tard, une chaussette gît à côté du panier à linge, je viens pourtant de faire toutes les lessives, une tasse traîne sur la table du salon, je viens pourtant de ranger toute la vaisselle, les manteaux sur les chaises, j’ai quand même installé un beau porte-manteau, … bref il y a de quoi devenir fou !

On en parle rarement entre copains/copines, on a donc l’impression d’être seul.e à avoir ce problème. Rassure-toi, le désordre est l’une des premières causes de dispute dans les couples. Voilà, on se sent déjà moins seul.e. Ok je suis rassuré.e, mais je reste quand même frustré.e. J’aimerais tant qu’elle/il range aussi ses affaires.

Des habitudes de rangement

Tout d’abord, il est important de rappeler que le rangement fait partie des habitudes. Souvent cela est perçu comme de la fainéantise par l’un, mais en réalité ce sont des habitudes qui se sont mises en place au fil des années. Ce sont des gestes ancrés, inconscients. Il faut en moyenne 20 jours (ou 20 répétitions) pour changer cette habitude. Oui, jeter la chaussette à côté du panier à linge c’est inconscient et ancré… il faudra que la personne la mette 20 fois dans le panier à linge pour que ça devienne une nouvelle habitude positive, non ce n’est pas rassurant tout ça…

Communiquer autour du rangement

Ensuite, comme dans la plupart des problèmes (de couple ou autre), la vérité se trouve au milieu. Quand on accuse (avouons-le, nous le faisons tous) l’autre au quotidien qu’il/elle ne range jamais, au final ce qui n’était pas tout à fait vrai, (ben oui il/elle avait rangé la cuisine après mon anniversaire il y a 6 mois…) deviendra une vérité. Appliquer un peu de communication non violente (CNV) aura un impact positif. Le principe de base de la CNV c’est de parler en « je » et non en « tu ». « Je suis embêtée par la vaisselle qui traîne » et pas « tu ne ranges jamais la cuisine ». Exprimer clairement ses besoins. Si possible un besoin clair, petit et concret. Par exemple « j’ai besoin que le lave-vaisselle tourne tous les matins» plutôt que « la cuisine doit être rangée ». Attention de choisir le bon moment pour le faire. Un moment de calme, pas à 21h quand l’autre est dans son bain tranquilou ou à 7h du matin quand on est pas encore bien réveillé et surtout pas quand tu es énervé.e à cause du non rangement justement !

Je te rassure, il existe quand même quelques solutions concrètes pour faire en sorte que l’autre range aussi. Voici 3 pistes pour t’aider dans cette démarche.

1. La locomotive

Ce qui est le plus important, c’est d’être la locomotive. Commence à désencombrer et ranger tes affaires, pour toi, pour le bien-être que cela t’apporte. Dans de nombreux cas, cette énergie positive est suffisante pour entraîner les autres. J’ai reçu de nombreux témoignages de personnes que j’accompagnais qui allaient dans ce sens. Dans certains cas, malheureusement ce n’est pas suffisant…

Alors voici d’autres actions :

2. Des rangements clairement identifiés

J’accompagnais un couple l’autre jour et l’un d’entre eux avouait qu’il n’arrivait pas à ranger complètement le plan de travail de la cuisine car il ne sait pas où ranger les objets qui y traînent. Où devait-il ranger ces bocaux vides ? Où devait-il ranger les papiers pour l’école des enfants ? Si ces rangements ne sont pas clairement définis, on va rester coincé. Ne pas savoir où ranger, c’est ne pas ranger. Ça peut me sembler complètement aberrant que l’autre ne sache même pas dans quel tiroir ranger les t-shirts de la petite. Si tu es celle ou celui qui met en place ce type de rangement, c’est limpide pour toi mais ce sera probablement très flou pour l’autre.

Il est donc important de mettre en place un rangement clair, ne pas hésiter à mettre des étiquettes sur les rangements. Cela peut paraître un peu fou au départ, mais je t’assure que ça fonctionne, même moi je mets des étiquettes pour moi-même sur des rangements que j’utilise peu fréquemment. Comment me rappeler laquelle des boîtes est celle pour les piles, les ampoules ou à tournevis, quand ça fait plus de 6 mois que je ne l’ai plus ouverte. Pour les objets du quotidien, dès que ranger les ciseaux dans le tiroir du haut de la cuisine est une habitude ancrée pour tous, on pourra supprimer l’étiquette.

Des étiquettes pour faciliter le rangement

3. Rangements simples

Un rangement efficace c’est avant tout un rangement très très simple. Pouvoir ranger un objet en 5 secondes et en maximum 2 gestes. Sinon, dans 90% des cas, je ne ferai pas l’effort de le ranger. Si je dois monter sur un escabeau (euh d’abord trouver l’escabeau), ouvrir une porte, retirer la boîte à thé pour enfin ranger la boîte à biscuits… Quand j’ai très faim, je ferai ces 4-5 gestes, mais quand il s’agit de ranger la boîte après l’avoir vidée, peu de chance que je les fasse, c’est trop compliqué. La boîte va traîner sur le plan de travail, bonjour désordre ambiant.

Supprimer les freins va donc nous permettre de ranger beaucoup plus facilement. Un frein ça peut donc être un couvercle, une porte, ou tout simplement l’encombrement. Oui quand la bibliothèque est remplie à 100%, impossible d’y ranger ce nouveau livre reçu à Noël. On ne peut donc pas en vouloir à l’autre de le laisser s’éterniser sur la table du salon ou l’appui de fenêtre. Tu veux que l’autre range ? Commence avant tout par faire un bon travail de désencombrement !

Éliminer les freins au rangement pour une maison en ordre

Quand il s’agit d’un « travail » d’équipe, bienveillance, patience, persévérance et le « fameux » lâcher prise sont les maîtres mots. Et si vraiment vous avez besoin d’un petit coup de pouce, vous pouvez toujours participer à mes formations ou encore réserver une session de mini-coaching, seul.e ou même à deux. Nombreux sont mes clients que j’ai accompagné en couple.